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Oman, Masirah island

Départ pour Oman le 25 août  On a dû décaler le départ d’une semaine, du coup, on prend un risque au niveau de la météo… on arrivera en fin de saison du vent.

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Du coup, on décide de commencer par Masirah Island et de découvrir le reste du pays (Mascate, Nizwa, les wadis, Sur…) par la suite.

Voyage avec la Compagnie OmanAir… super qualité, aucun souci avec les boardbags… et on débarque à Mascate assez tard… On avait prévu de récupérer la voiture chez Europcar et de faire la route dans la foulée pour arriver à l’embarcadère de Sana au petit matin et prendre le premier bac pour Masirah.

Là, coup de bol énorme, on rencontre Alex, le gérant du camp (il a deux surf camps, un à Sawadi, à 60 km à l’ouest de Mascate et un à Masirah) et il vient récupérer deux pro-riders, Charlotte et Bruno, pour leur montrer la route jusqu’à l’embarcadère. On saute sur l’occasion pour les suivre. ça nous permettra de ne pas réfléchir à la route et de gagner un temps précieux.
On se rend immédiatement compte de la chaleur : fenêtre grande ouverte, à fond la caisse sur l’autoroute à 3h du mat et il faut toujours chaud dans la voiture.

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On arrive à l’embarcadère en pleine nuit, on s’arrête sur le parking pour ronfler un peu… et au réveil, à 6h.. une humidité incroyable et une moiteur vient se coller nos vêtements. Il crachine, l’ambiance est surréaliste.
Il faudra un certain temps pour embarquer toutes les voitures qui sont arrivées pendant la nuit. Au millimètre près, c’est grâce au personnel du bac qu’un maximum de voitures pourront y monter.
Plusieurs bacs sont à quai, il en partira autant que nécessaire.
Pas d’horaire particulier, les départs dépendent juste du besoin.
Il faut compter une heure et demi de traversée.

On suit ensuite Charlotte et Bruno, briefés par Alex et une demi heure après, on arrive sur le campement, au milieu de rien.

Là, il y a un petit groupe en train de prendre le petit dej.. ce sont les derniers visiteurs/kiteurs de la saisons avant nous… A partir de ce moment là, on verra les gens partir au compte-goutte…. et plus personne ne viendra… c’est la fin de la saison.

Pas de vent ce matin, c’est l’occasion de partager ce petit déjeuner avec les autres…

On découvre Issa et Mickael, les deux responsables du camp. On rencontre aussi Sadig, qui est le cuistot. Sadig est indien, Issa omanais, Mickael allemand, et on rencontre Marco, allemand… et aussi des australiens… Une bonne partie des touristes ici sont là pour une courte période, travaillent dans le pétrole ou le gaz  et viennent depuis les Emirats Arabes unis pour faire du kite…

Comme nous avions pris la décision (pour des raisons économiques) de planter notre tente et de ne pas louer de tente raima, on se fait une petite place au milieu des autres.

http://www.kiteboarding-oman.com/

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Le campement est sommaire. Un auvent principal où tout le monde se retrouve pour les repas… un bureau, où il est possible d’attraper le wifi.

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Un portique pour ceux qui veulent s’entraîner les jours de pétole. Un storage et et des sanitaires : Deux douches et deux wc.

Nous n’avons pas eu de chance avec le vent. C’était un risque de partir à cette époque, ça n’a pas loupé, si j’ai fais 3 sessions pendant la semaine, c’est un max. (Bon, je suis exigeante, j’aime bien quand ça souffle fort). Le vent était souvent calé à 11-12 noeuds…  En cherchant un peu tout autour de l’île, il y avait quand même moyen d’aller à la rencontre du vent.

Nous étions les seuls kiters de l’île. Souvent, le vent était plus fort côté océan (Amq) et parfois au sud (Ghab). Pour découvrir les différents spots, voir la vidéo de charlotte qui était là en même temps que nous. (https://vimeo.com/51897665)

le spot qui est devant le camp n’est pas le meilleur, mais il a le mérite d’être… tout près :)… il vaut mieux aller sur la grande grande plage juste au sud du campement (c’est là que j’ai navigué avec les dauphins) (faisable à pied du campement > 10 minutes)

Sinon, au nord du campement, il y a Marsis, c’est un spot où il y a une jetée, donc avec un côté ultra flat !

Attention aux murex dans la zone du camp !

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Au coucher du soleil, on se sent tout petit au milieu du désert dans ce campement intimiste.

Comme a priori, pour venir sur Masirah Island, il faut une voiture, l’idéal c’est d’aller dîner en ville le soir (Ras Hilf, totalement au nord de l’île, là ou se trouve l’embarcadère). En ville on peut manger pour moins d’un euro.

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L’eau est bonne et la fin de journée, quand le vent est là, est le moment idéal pour se faire des sessions magiques au coucher du soleil. (avec les dauphins, ça m’est arrivé le dernier jour et c’était fou…)

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De nombreux abris de pécheurs sur cette côte nue et rasée par le vent.

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Avec ses petits compagnons… pas sauvages.

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Le soir, c’est parfois l’occasion d’un chaleureux barbecue… un moment à ne pas rater.

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A Ras Hilf, la seule et principale ville de l’île, on trouve de drôles de bêtes… ça nous change des pigeons et des caniches…

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On rencontre également de chaleureux omanais prêts à nous montrer leurs traditions : le thé aux orange et aux dattes, le henné, les femmes voilées et masquées, qui ne se démasquent qu’entre elles, et en l’absence d’hommes, des enfants curieux.

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Faute de vent, c’est la sieste qui s’impose… Ici dictée par Issa

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A la nuit tombée, on peut aller côté océan voir les tortues de mer faire leur ponte. Après quelques centaines de mêtres, on a eu la chance d’en trouver une qui avait commencé son travail.

Malheureusement, malgré nos précautions, on a dû la déranger et elle est repartie à la mer sans avoir pondu après plusieurs dizaines de minutes d’effort à creuser son trou.

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Mickael et Issa, deux gais lurons liés d’une forte amitié. On a été ensemble, avec la sécu du campement, sur la longue île en face du campement. Il faisait une chaleur de dingue, là bas, c’est la nurserie des oiseaux, on a vu plus d’une dizaine de nouveaux nés, petits poussins gris… C’est aussi là où l’on tombe, au détour d’un îlot, sur la tombe d’un marin.

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En ville, c’est l’occasion de faire un tour chez le barbier, ou de faire réparer une aile chez le couturier.

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Faute de vent, on ne restera qu’une semaine sur l’île.

On prendra la route de l’est (celle qui longe la côte par Sur) pour remonter vers Mascate. La route est immense, longue et  entre désert et océan, c’est impressionnant  Mais toujours de super qualité, elle vient d’être faite et le bitume est tout neuf (à aucun moment on aura eu besoin d’un 4×4). On plante la tente un peu partout, sans jamais d’inquiétude par rapport à l’autorisation de le faire ou non.

C’est simplement les déchets sur cette portion de voyages qui sont décevant, les plages en sont pleines et jonchées de sac, bouteilles, restes de repas… on fait donc bien attention à ne pas poser la tente n ‘importe oû.

Deux dernières petites sessions sur le retour à Aseelah, un magnifique spot de vague.

Une escapade dans les wadis. (avec ses piscines d’eau douce et bleue au milieu des roches…) Ici aussi on plantera la tente . On pourra ainsi se payer un petit bain de minuit dans une piscine privée d’eau claire et chaude. Au milieu des montagnes, il fait très chaud.. ça tombe bien, en se réveillant, du coup, on peut  aussi piquer une tête. Bon, par contre, pas de grasse mat’, car tous les jeunes du coin viennent passer leurs journées dans ces petites piscines encaissées… du coup, en replie la tente et on file.

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Un dernier stop dans un hôtel magnifique, le Turtle beach resort (Ras al Hadd, juste à côté de Sur) (on a fait un rapide comparatif , et ça a été vite vu, on a mile fois préféré s’endormir les pieds dans l’eau dans un petit bungalow sur la plage que dans une grande chambre climatisée au 3ème étage du  Ras Al Hadd Beach Hotel). Dernière soirée en Oman, on est les seuls dans l’hôtel. magique.

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On passe un petit moment à Mascate, le souk pour rapporter quelques souvenirs… un peu de belles pierres et, sur le retour vers l’aéroport, un essaie un resto omanais traditionnel. Là ou les repas mixte, entre homme et femme, ne doivent pas se faire en public mais dans des salons privés, familiaux comme ils les appellent. Dîner par terre, traditionnel, miam miam.

Retour à Paris. 10 septembre. Une grosse grosse envie : y retourner quand ça souffle : de juin à août !

(et pour la petite histoire : un boardshort et une casquette oubliée dans la voiture… et bien… après avoir un peu insisté Europcar nous a renvoyé tout ça en France à leurs frais… )

Liens

http://fred.ferchaux.free.fr/oman/indxoman.htm

http://voyageforum.com/v.f?post=4850344

 

Vidéos

des images qui retranscrivent bien ce qu’est Masirah : https://vimeo.com/28585007

Vidéo faite pendant qu’on y était : https://vimeo.com/1897665

Ma vidéo : https://vimeo.com/49555353

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