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brésil, compte rendu de voyage septembre 2011

 

Départ. Après le boulot. C’est vendredi soir. Go, direction le brésil pour 4 semaines. 15 jours avec JB, 15 jours en solo. Enfin, enfin…

Paris – Rio – Fortaleza – Icaraï de Amontada (Icarazhino) :

Premier tronçon du voyage.

L’objectif était d’atteindre Icaraî de Amontada pour que JB puisse enfin apprendre sérieusement à naviguer. Ses deux dernières expériences (Venezuela et Essaouira) étant été trop brèves.

Fortaleza, tissu urbain de plusieurs kilomètres… En roller, un soir, on tente le bout du bout… une heure non-stop de roller sur le front de mer pour entrevoir à peine, la fin de la ville, de l’enfilade des immenses hôtels qui longent la plage.

il fait 28°C, le vent souffle en permanence, le jour et la nuit. On ne nous a pas menti. On se trouve une petite pousada dans le quartier d’Iracema pour les premières nuits. et direction Icarai…

 

D’après Cyril, avec qui l’on a été boire un verre la veille à Bastille, Paris, et qui rentrait tout juste de son grand tour d’Amérique latine, Icaraî de Amontada est l’endroit idéal. “calme, luxe et volupté”, c’est comme ça qu’il avait décrit cette étape de leur voyage. On s’était donc mis d’accord avec JB, dans l’avion de Paris à Rio, pour filer directement là bas et y passer une semaine en début de séjour si l’on s’y plaisait.

Quelques petites erreurs d’appréciation, et c’est un peu distraits que l’on se retrouve à Icarai (15 km de Fortaleza tandis qu’Icaraizhino est à 190 km). Icarai la mauvaise, juste à côté de Cumbuco et dans la banlieue de Forta. On ne trouve pas ce calme, bien au contraire. Ici les buvettes s’enchainent sur plusieurs km, des rangées de coffres ouverts crachent des décibels de forro dans la mer qui n’a rien demandé. La surface de la mer est même un peu hostile. Je ne retrouve rien de ce qui nous attirait dans la description que Cyril nous avait fait.

Pas d’éolienne, pas de calme, pas de dévente dans la courbe de la plage (d’ailleurs pas de courbe)… rien de tout ça. Tandis que JB garde les boardbags, j’avance un peu à pieds. Au bout d’une heure de marche sur la plage, je me rends a l’évidence, la côte ne devient ni plus sauvage, ni plus calme… Nous ne sommes pas au bon endroit.

Retour à la case départ. Fortaleza. et on se débrouille pour trouver un moyen de transport pour nous emmener AU VRAI Icaraî le lendemain matin.

plan-cyril 

Après deux trois heures de route, la destination est atteinte. Oui, cette fois-ci on y est.

Côte étendue sur plusieurs kilomètres. La plage est magnifique, le spot immense, un vent side qui entre à partir de 11h le matin et qui vient lécher la plage sans faiblir jusqu’à la tombée du jour.

On atterri à la Pousada Maléa, sur les conseils de Cyril. Pousada Malea : joli havre de paix au milieu de la petite ville d’Icaraizhino. Contrairement à la plage, on est complètement à l’abri du vent. La piscine et le jardin luxuriant nous accueille généreusement. On se plaira ici. Les chambres sont de belles habitations dispatchées dans le jardin autour de la piscine. Eau chaude, électricité, moustiquaire, confort absolu…

C’est Pedro qui nous accueille. Prof de snow-kite l’hiver en France, prof de kite l’été au Brésil…http://www.easy-kite.fr/ Joli programme. Il nous accompagnera tout au long de la semaine. Prof dévoué à ses élève, dans ce cas, son élève, JB progresse super bien et commence à avoir de bonnes sensations au bout de quelques jours.

On découvre la communication prof-élève avec les radios. excellent. et pour progresser, y’a pas mieux. et pour se sentir en sécurité et toujours accompagné, y’a pas mieux. Un conseil par ci, un conseil par là et la progression se fait sentir. Tout autour de Icaraizhino, des tonnes de choses à voir, à découvrir, des surfaces à naviguer.

  • Premier jour de navigation, on file à secret spot et la cabane du pécheur, à l’abris du vent. 35 nœuds. Ah, ok, c’est donc ça le brésil. Ma 5,5m² s’en donne à cœur joie. la 9m² ne sortira pas de dessous le lit pendant tout le séjour.
  • Il y a aussi Patos, la lagune derrière secret spot. On y va en buggy ou en down-wind en fonction de l’humeur.
  • Caetanos, un mini lençois maranhense à portée de main. Pedro nous offre même un joli spectacle de kite dans une flaque
  • un up-wind dans la baie ?
Flying pedro dans les dunes de Caetanos… pas beaucoup d’eau mais un moment extra.

On prend le temps de profiter de tout, les différents spots, les différentes configurations, les différentes surfaces en fonction de l’humeur. Du flat aujourd’hui ? Ok, direction la lagune..

Le vent est tous les jours au rendez vous, quel confort de ne pas avoir à se presser pour gonfler les ailes…

Icaraizhino, c’est la vie douce.

Petits dej’s et apéro-pop-corn & caîpi sont un passage obligatoire à la pousada. Merci Pedro notre prof et ami, Rejane notre gentille hotesse, Jail le jardinier, Evi le buggeiro… Samba la chienne caractérielle.

Les bons petits resto. Chez Ivone pour la fejoada du vendredi, au Robinson pour les crustacés, chez les Français pour les grillades. Quand on veut, quelque soir l’heure du jour et de la nuit pour les brochettes et la petite bière chill-out after session. La pizza pedro juste derrière la pousada pour les soirs de flegme… Pour les jours de restriction budgétaire… pic-nic sur la plage, et pour les jours de luxe : sandwichs clubs à Villa Mango…

Villa Mango, c’est le point de départ des sessions de kite. Pelouse confortable et compresseur pour gonfler le matériel. Un hôtel incroyable, là, sur le devant de la mer. Le luxe de bon gout.

En bref, une bien belle découverte que ce spot varié. Un accueil extraordinaire de Pedro. Tellement agréable de kiter ici que je n’ai pas ressenti de prendre mon matériel avec moi pour la suite du voyage, c’est à dire pour la remontée vers Belém.

Je sais déjà en quittant cette ville à la fin de cette première semaine que j’y reviendrai quelques jours en fin de séjour.

Icaraï de Amontada (Icarazhino) – Jeri (jericoacoara) – São Luis – Alcàntara :

 

Découverte de Jéri, la mecque du windsurf avec JB. Village sans route, que l’on atteint après une petite heure de pick-up dans les dunes depuis Jijoca. On y restera deux jours. Le temps de voir, la dune Por do sol, les roda de capoeira, les véliplanchistes. de sentir l’ambiance de ce village de sable. Reggae et ragga mens partout. Les tatoués ne font pas les choses à moitié. On sent ce petit village comme centre d’accueil d’un certain style de marginaux de la glisse et de la fumette…

Remontée vers Sao Luis. Découverte de cette ville, Patrimoine mondial de l’Unesco… Pas restaurée pour un sous, mais magnifique. des façades à tomber par terre, surtout au coucher du soleil.

Séjour à Alcantara…

Alcantara, c’est à quelques heures de bateau de Sao Luis et c’est l’endroit le plus paisible et le plus agréable que j’ai rencontré au Brésil jusque là.

Au fin fond de la mangrove dans le delta de Sao Marcos. un embarcadère qui mène à une toute petite ville, calme, en surplomb ce cette étendue jaunâtre et terreuse. Les Ibis rouges sont de la partie et sur le bateau au retour, on assistera au plus beau coucher du soleil.

alcantara

São Luis – Belém – Ilha Marajo

Direction Belém.

Belém, une ville qui me ressemble. fourmille.

Cirio de Nazaré.

Passage à Ilha Marajo. Longues discussions avec le père de la gérante de ma pousada. 

Le delta de l’amazone, les charognards, les raies pastenagues, les graines, les branches, les phases de mer et de rio, non miscibles.

Belém – Santa Inès – Teresina – Amontada

Retour vers Icaraizhino par l’intérieur des terres. Aventures locales, avec les locaux.

Dernière semaine à Icaraizhino

kite, downwind, semaine compliquée. La fin du voyage.

session full moon, expérience unique

Retour Paris.

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